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Réponses                                                    

 

 

Les messages reçus de visiteuses et visiteurs.

(contact : jean.alexandre2@orange.fr )

 

 

On peut trouver ici l’historique complet de mes réponses

aux messages reçus  à propos de ce site ouvert en mai 2006.

Quoi que vous me communiquiez, de toute façon, merci

pour le message, la question ou la remarque.

 

 

 https://jeanalexandre.fr/r%C3%A9ponses_fichiers/image002.jpg

Cuba – D.R.

 

 

Avril

 

Ma Réaction  du 3 intitulée Bricoleurs a inspiré cette réponse à Claire :

« Ras le bol de ces bagarres qui tuent à l'aveugle. Et si on retournait à l'âge des arcs et des flèches ? Bon y a des lobbies que ça emmm... bien ! » 

 

– Certes ! Mais le jour où l’on se mettrait à l’arc, un type insatisfait de la chose essaiera de l’améliorer et inventera finalement l’arbalète…

 

Sylvain écrit ceci en réponse à ma Réaction  du 31 mars (Christ est ressuscité, en vérité il est ressuscité !) :

« Dieu est un Dieu tout puissant, il n’a pas besoin de sacrifier son fils pour nous sauver !

De plus, Dieu est un Dieu juste, il ne peut punir l’innocent à la place du coupable !

Si Jésus est mort, c’est pour une autre raison bien plis importante que mon salut égocentrique ! »

 

– J’aurais bien aimé connaître cette raison à laquelle Sylvain a pensé. Pour moi, il s’agit de la signature que le Père met au bas de son alliance/testament proposée par grâce à l’espèce humaine : il signe avec son sang, le sang de son envoyé, cet autre lui-même (Jurisprudence juive de l’époque : Celui que quelqu’un envoie en son nom est comme un autre lui-même).

 

Mars 

 

Ma Réaction du 22 intitulée Question et concernant la natalité a attiré toute une suite de réponses dont voici quelques unes :

Richard m’envoie cette citation de deux vers tirés de "Les mamelles de Tyrésias", d’Apollinaire, sans mentionner cette origine. Il me défie de la trouver :

"Écoutez ô Français la leçon de la guerre

Et faites des enfants vous qui n’en faisiez guère."

– Je lui assure que j'ai appris cela dès la mamelle.

Olivier est plus sérieux :

« Faire des enfants », expression peu engageante, est-ce une fonction économique, politique, démographique...? Ou « avoir des enfants » relève-t-il du désir complexe... porteur de mystère ? »

– Je lui réponds qu’on fait des enfants et dans un premier temps c'est assez agréable, Plus tard ça l'est moins pour les dames, et après on a des enfants.

Daniel, lui, tient à la liberté individuelle : "Ce n'est pas une question politique !"

– Non, en effet, pas spécialement, on peut la traduire ainsi : faut-il faire des enfants ou surtout pas ? Mais cela a cependant des incidences que les pouvoirs publics doivent prendre en compte.

Bernard, enfin, est le moins sérieux : "Il faut faire des enfants sur une grande échelle : essayez ! Mais attention, beaucoup d'accidents et de chutes !"

– Faire des enfants à tire-larigot est moins dangereux et plus mélodieux.

 

Pierre répond ainsi à ma Réaction du 12 intitulée Pas content :

« Merci pour ta réaction... moi aussi je refuse cette position de la Fédération qui est plus catholique que réformée... La vie n’est pas sacrée mais est respectable... et je suis maître de ma vie... Je n’ai pas demandé à vivre mais je suis libre et responsable de ma mort... »

 

– Eh oui ! C’est une réaction typiquement luthéro-réformée. Cela se vit en fonction d’une éthique de la responsabilité, personnelle ou collective. C’est le principe paulinien : ‘Tout est permis mais tout ne convient pas’, à nous de savoir ce qui convient en situation et en fonction de la loi d’amour, c’est-à-dire selon ce qui fait ou non du bien aux gens dans la réalité de leur existence. Sans oublier d’éviter de leur faire du bien sans leur demander en quoi ça consisterait pour eux. De toute façon, d’ailleurs, tu resteras toujours en défaut vis-à-vis de Dieu mais il passe là-dessus : ‘Toujours pécheur et toujours pardonné’, disait le rude Luther.

 

Merci à Christiane, qui a répondu au poème du vendredi 8, intitulé Nuit, par cet autre poème :

Mais tu ris,
Tu tiens et tu bénis

Très Aimé
tu ris aux tout-petits
tu tiens face au vent mauvais
tu bénis ce qui vit
Le Vivant
en tout temps

 

– Ma réponse :

Les chanceux, le Vivant les appelle

à rire, à sourire, à bénir

à vivre une vie qui soit telle

que son règne à venir

irise toute vie enfin belle 

 

Réponse de François à ma Réaction du 27 février intitulée Va comprendre ! :

« Nombre de protestants français ont voté pour qui tu sais (influence Ricœur ?) et nous voilà dans la mouise. Moïse a guidé les Juifs hors d'Égypte et M. EM nous a guidés droit dans le mur, le paradis de la mouise, le cul de sac "républicain".

Alors Trump ou EM, les menteurs (néo)libéraux, puritains ou purs ricains ou purs je-ne-sais-quoi, font de nous des marionnettes agitées par un Gepetto alcoolique et soi-disant celui qui va bouleversifier (les Inconnus) la démocratie, alors je m'en bats l'œil comme dit mon ophtalmo. »

 

– Je ne suis pas sûr que l’on puisse mettre Trump et Macron à égalité dans l’ordre de la malhonnêteté et de l’hubris, loin de là ! Restons mesuré !

Autre chose : l’expression ″je m’en bats l’œil″ n’a rien à voir avec l’ophtalmologie, l’œil en question a plus à voir, de façon métaphorique et pudique, avec un autre endroit du corps, moins exposé à la vue habituellement....  

 

À la suite de ma Réaction du 29 intitulée Foute féminin, mon vieux copain Rémi m’envoie un long message ironique dont j’extrais ceci :

« Je vois donc que tu aimes le football féminin et je me demande ce qui t’intéresse le plus à ce sujet : le sport ou les jeunes femmes en short ? Mais va, je ne te condamne point mais ne pèche plus !

 

– La vérité, c’est que si l’on cherche à reluquer des belles filles, il y a mieux pour cela que les femmes de l’équipe de France en question. Non qu’elles soient laides, mais enfin, faire valoir leurs appas n’est pas ce qu’on leur demande en priorité. Ceci dit, il est vrai qu’il y a dans leur jeu une sorte de grâce qui n’apparaît pas chez les garçons, du moins à mon avis. Et à vrai dire, ce n’est pas ce qui se voit chez les Allemandes, par exemple, qui souvent sont de belles blondes, mais pas trop glamour. Enfin, puisque la question t’intéresse, je te dirai que ma préférée chez les Françaises est Diani. Là-dessus, porte toi bien et surveille tes propres péchés.

 

Février  

 

De François, cette réplique ironique à ma Réaction du 16 intitulée Gaffe ! :

« On pourra toujours gratter jusqu'à l'os et j'te fiche mon billet que les riches pourront encore et encore faire cracher au bassinet les pauvres. Tu sais le problème avec les pauvres, c'est qu'ils se plaignent, qu'ils font grève, qu'ils demandent des aides sans se rendre compte qu'avec ce type de comportement, ils pourraient créer des problèmes aux riches qui eux ne se plaignent que peu voire pas du tout. Les pauvres ont des regards envieux envers les riches. Jamais on a vu le contraire. Et je pourrais ainsi citer plein de comportements de pauvres inacceptables. Souvenons-nous de La Traversée de Paris ; film au cours duquel Gabin s'exclame, je cite : "Salauds de pauvres !" Et puis les Écritures, je cite : "Heureux les pauvres d'esprit..." Jamais, on ne lira "Heureux les riches en esprit..." »

 

– Si tu vas par là, il est vrai que les pauvres, s’ils le sont, c’est bien de leur faute ! Si seulement ils étaient assez intelligents pour imiter les riches et leur piquer leurs sous, mais non ! Rien à faire pour que ça leur entre dans la tête. J’en viendrais à les plaindre.

 

Ma Réaction du 12 intitulée Relent a suscité chez Jean-Christophe cette réponse sur Facebook :

« C'est là que nous voyons à quel point la sécularisation (plus que la laïcité) de notre société n'est qu'apparence : les vieux réflexes de piété catholiques ressurgissent comme un besoin de liturgie et de sacré collectif. Autrefois ce furent les élans de l'inhumation de Victor Hugo, aujourd'hui les appels (pas forcément infondés dans la perspective) à la panthéonisation de Badinter... En lisant les premiers posts qui évoquaient cela, j'ai eu en mémoire les images d'une foule place Saint Pierre à Rome alors que Karol Wojtyla venait à peine de mourir et qui criait déjà "Santo Subito" ! Le besoin d'images pieuses est au demeurant une vieille tradition qui a fait la réputation du département des Vosges. On pourrait dire la reconnaissance plutôt que d'évoquer une "perte". Mais la Réforme a raté quelque part une refonte spirituelle et anthropologique devant la mort ! »

 

– Calvin, sors de ce corps ! On peut être protestant et fleurir les tombes. Personnellement, je me désole de la perte des gens que j'aime ou que j'admire, et j'aime célébrer leur mémoire. Cela n'a rien à voir avec un culte et ne m'empêche pas d'être reconnaissant à l'égard de Celui qui nous a offert le don de leur existence passée.

 

Michel donne suite ainsi à ma Réaction du 28 janvier intitulée Spectacle :

« Cette année, la célébration œcuménique a été préparée par les Églises du Burkina Faso et a nécessité la présence d'une CALEBASSE, laquelle contient de l'eau qu'on partage avec les visiteurs. Mais dans le bas Poitou, où trouver des CALEBASSES ? Nous n'avons que des cruches et des mazagrans pour une sainte cène, aujourd'hui au jus de raisin. Quelle ne fut pas mon angoisse quand j'ai aperçu ces mazagrans ! Je me suis dit; ça y est, les cathos nous refont le coup de cette inhospitalité eucharistique. Mais non ! Ma parano s'était emballée. Ce n'était que le partage de l'eau entre assoiffés. J'aime cette vision qui partage l'eau, le vin, l'hospitalité, simplement, sans y mêler la consubstanciation, ni la transsubstantiation ou autres concepts. »

 

– Qu’il n’existe pas de calebasses dans le Poitou – haut ou bas – est sans doute considéré comme improbable au Burkina Faso. Sinon, dans quoi les Poitevins boiraient-ils ? Quant aux concepts dont tu parles, de quoi s’agit-il ? Encore un truc exotique ? Ou genre mérovingien ?  

 

Janvier 2024   

 

Suite à ma Réaction du 28 intitulée Borgnes, Toma le calligraphe m’écrit ceci :

« Borgne : Je ne vois bien pour viser qu'en fermant un œil.

La poésie devrait être au centre de tous les intérêts, n'étant ni adroite, ni gauche, et tant bien que...

Elle nous est indispensable, disait un jour Cocteau mais je ne sais pas à quoi exactement.

Elle n'est pas non plus, forcément, un acte d'écriture mais peut-être une gestuelle dans l'univers. Je repense à notre pérégrination avec tracteur et notre caravane "Danger de vie" à travers la France comme gens du voyage. C'était un acte de poésie pure. Même les clistés (les flics) venaient nous voir... Nous avions alors un beau carnet de circulation à faire pointer.

La poésie, on la porte en soi et sous ses semelles. Ceux qui ne la ressentent pas sont morts avant l'heure...

Épitaphe pour ces derniers : Mort à 30 ans enterré à 80.

La poésie, c'est faire l'amour à la vie : Peau et Vie. Une vie pleine de contradictions, de luttes, de désespoirs et de joie. Sans victoire ni défaite, juste la vie.

Lorsqu'elle n'est pas au delà de tout clivage elle devient alors une poésie partisane, une poésie de la connerie.

Pour conclure, j'aime bien ce mot de René Char : ″Si la poésie meurt, le monde entier aura froid.″  Et en ce moment nous glaglatons. »

 

– De tout cœur avec toi, mon ami. Je n’ai qu’une chose à ajouter : la poésie, c’est aussi un acte très pratique qui consiste à créer quelque dire qui n’existait pas auparavant ! Un poème, disons.

 

De François, cette réponse à ma Réaction  du 19 intitulée Nouveau gouvernement :

« Tu aurais dû écouter notre président lors de sa conférence de presse. Gabriel Péri, dans son autobiographie posthume, prononçait, et ce sont les derniers mots qu'il a écrits, la phrase suivante : « Je crois toujours, cette nuit, que mon cher Paul Vaillant-Couturier avait raison de dire que le communisme est la jeunesse du monde et qu'il prépare des lendemains qui chantent », dont la fin donne son titre au livre. Alors douterais-tu qu'avec Manu, Gaby, Rachi, etc. les lendemains vont chanter ? »

 

– Il y a l’ironie finale dans cette réponse, mais la question du communisme est sérieuse, je trouve. Tout dépend de ce que signifie le mot communisme. S’il s’agit de sa caricature soviétique, on arrête de discuter, mais s’il s’agit de donner tout son sens au beau mot de communisme et de tenter de le mettre en pratique, c’est autre chose. On sait que le communisme dans un seul pays, ça ne tient pas, et l’on n’a pas encore trouvé le moyen de l’établir de façon démocratique. On a appris déjà ça. Avance, camarade colibri, l’avenir dépend de toi.

 

Nous discutions, Pierre et moi, deux vieux, au sujet de ma Réaction du 15 intitulée Le vrai monde. Pierre me disait : « Tout à fait d'accord, mais quand on a dit ça on fait quoi ? » Jean-Christophe nous a interpelés :

« Je vous aime beaucoup tous les deux (Pierre et Jean – té, sans le faire exprès, on se croirait à la fin d'un Évangile), et votre partage sur ce qui fait le centre du vrai monde ressemble à une arlésienne déjà annoncée quand je vous ai connus alors que vous étiez comme on dit dans la force de l'âge. L'action, passée ou présente, manque cruellement de résultats, mais votre âge – celui d'avant ou celui d'aujourd'hui, ou le mien actuel – ne fait rien et n'est nullement cause de cette absence de résultat. Ce centre du vrai monde, comme dit Jean, relève d'une cosmogonie, d'une façon de voir le monde... et tant qu'il y aura des Jean pour le dire, fussent-ils vieux ou âgés, ça donnera de la beauté au monde tel qu'il est et non aux illusions du monde en coup d'éclat permanent... »

 

– C’est sympa, de la part de Jean-Christophe, merci ! Mais… On fait, quoi ? Ça reste pourtant la vraie question, si on élargit ce On à l’ensemble de la société. Ce ne sont ni Macron ni Bardella qui vont y répondre, si on pense à des jeunes. Et pour les vieux, bon, on a vu… Il serait temps que d’autres se bougent, finissent par s’unir sur la question, et là je pense à des idées et des modes d’action venues de plus loin que nos parages. Qu’ils y pensent, les damnés de la Terre ! Sachant, ne nous leurrons pas, que s’y coller signifierait au passage bien du bobo…

 

Il me semble que Christophe a perdu le sens des proportions après avoir lu ma Réaction du 6 intitulée Épiphanie et mes premières réponses :

« Tes propos participent de l'antisémitisme, à mon avis. Parler des victimes palestiniennes de l'après-7 octobre sans dire un mot sur les victimes du 7 octobre, c'est antisémite. Excuser des propos antisémites sous prétexte qu'une "colère" supposée légitime ne doit par faire l'objet de "jugements hors contexte de la part de types assis bien au calme", c'est antisémite. »

 

– C’est une accusation fort grave et je la prends comme telle. Je ne pense pas que Christophe puisse continuer à se dire mon ami. Comme je lui avais rappelé le caractère complexe du conflit, il avait mentionné dans une libelle : « L’antisémitisme tranquille du pasteur Jean Alexandre. »

Quant au fond, il est incapable de distinguer les crimes du Hamas commis autour de Gaza, dont je ne parlais pas, de la situation des Palestiniens de Bethléem dont je parlais. Pour lui, tout Palestinien, où qu’il soit et quoi qu’il fasse ou dise, fait la preuve de son caractère foncièrement terroriste car Israël n’a rien de sérieux à se reprocher. Foin de l’idéologue !

 

Décembre 2023

 

Richard, ce vieil ami, répond ainsi à ma Réaction du 29 décembre intitulée Inattendu :

« Serge. Le souvenir que j'en ai des années 68 à Montreuil, c'est qu'au milieu de l'agitation et des frasques (souvent sympathiques) des Parmentier, des Lochard des Feurich-Lévejac*, y s'faisait pas mousser, ton père, et en fait, il était là et pas qu'un peu.

Quand c'était le bordel, on pouvait toujours avoir recours à Serge pour calmer le jeu.

Dans cette bande, il était sans doute le seul à savoir se servir d'un boite à outils.Il devrait y avoir une épreuve de boite à outil pour la licence de théologie. L'épreuve de soudure, c'est pour le master. »

* Parmentier, Lochard, Feurich et Lévejac, pasteurs à Montreuil et à Pantin à cette époque.

 

– Il était champion en soudure sur zinc et plomb, il avait réussi le concours d'ouvrier d'Etat en réalisant le chef-d'œuvre obligatoire. Un truc infaisable. La leçon : quoi qu'on fasse, être un bon professionnel. Et sur ce point, sans le savoir il était d’accord avec Luther.

 

Voici ce que ma Réaction du 25 intitulée Noël a inspiré à Odile :

« Par bonheur, il y a Quelqu'UN qui a dit OUI... C'est grâce à ce OUI, qu'une loupiote existe encore, nous encourage, nous accompagne dans nos efforts, que nous pouvons nous mettre DEBOUT.

Allez, "DEBOUT sainte cohorte..." Nous pouvons maintenant nous mettre debout, et vivre debout. Joyeux Noël. Bises fraternelles à tous ! »

 

– Ce langage est un peu obscur, je pense, pour nombre des visiteurs de ce site. Il suppose connue une culture biblico-chrétienne qui s’est largement perdu dans la société d’aujourd’hui. Ceci dit, il est vrai pour les croyants que le Christ, disant Oui à Dieu et assumant ainsi jusqu’au bout la mission qui l’a mené sur la croix, a permis à tous de marcher librement, sans crainte du mal et de la mort. Mais c’est une longue histoire qui permet de faire ce lien, de la croix à la vie libre. 

 

De Jérôme, cette suite donnée à ma Réaction  du 18 intitulée Puzzle :

« Si je vous suis bien, cela veut quand même dire que Le Pen ne rassemble pas une majorité de Français, comme on commence à le dire aujourd’hui ! »

 

– Certes, et c’est heureux, j’allais dire ! Plus heureux serait qu’elle ne navigue pas autour des 30% dans les sondages. Quant à la gauche, majoritaire, semble-t-il en fait, il lui manque un leader capable d’effacer ce pauvre Mélenchon et de fédérer, fédérer, fédérer. Mais qui ?

 

Didier m’envoie cet extrait d’un article publié en avril 2014 par le regretté Raphaël Picon dans la revue "Évangile et Liberté" :

"Soutenir cette primauté de la relation sur l’identité fonde un christianisme libéral, un christianisme de la personne dans ses relations aux autres et à Dieu, non un christianisme du dogme ou des institutions ; un christianisme qui n’est pas pour Dieu contre le monde, mais un christianisme pour qui le monde est l’histoire du Dieu. Ce christianisme est celui d’une histoire ouverte, encore à écrire, et non le christianisme d’hier, du patrimoine".

 

– Je suppose que cet envoi répond en substance à l’ensemble de mes réflexions habituelles de la page Réactions. C’est sans doute pourquoi je me sens pleinement en accord. Mais quel travail est proposé là !

 

François, à nouveau, répond à ma Réaction du 7 intitulée Décence :

« Ta gueule » prononcé avec véhémence par le président de la chambre haute me fit comprendre d'un coup que M. Larcher n'était pas apparenté LFI. En voilà une surprise !

En vérité, en vérité, je vous le dis, c'est la classe politique dans sa quasi-unanimité qui, depuis longtemps, aurait dû claironner : "Ta gueule Mélenchon ! Tu n'amuses plus personne et tu n'es plus crédible."

 

– C’est un point de vue qui semble se répandre. Et c’est bien dommage, car il fut un temps où Mélenchon émettait, d’ailleurs avec talent, des vérités et des perspectives extrêmement positives, du moins à mon sens. Si aujourd’hui il a perdu sa pertinence à la fois en matière de contenu et en matière de conduite d’un parti, c’est bien de sa faute. Il a cru intelligent de chercher à se rallier la banlieue en se faisant porte-parole de la colère, mais c’était s’aliéner tous les autres milieux de gauche, chez lesquels on préfère construire un meilleur destin pour le pays tout entier.

 

Novembre 2023 

 

François revient sur ma Réaction du 21 novembre intitulée  Omission :

« La laïcité, vocable n'apparaissant pas dans la loi de 1905, est devenue le poison de notre République. Chacun lui donne le sens qui l'arrange. Chacun oublie que la loi de 1905 n'a jamais disposé de l'islam. Enfin chacun oublie que cette loi fut l'outil nécessaire pour que L'Église catholique romaine cesse de s'occuper du temporel. Cet outil - semble-t-il - n'est plus adapté aux temps actuels. Les principes sous-tendus (art. 1 et 2) devraient être insérés dans notre Constitution. Mais la laïcité devrait être clairement définie (loi) et être accompagnée (cette loi) de dispositions pratiques évitant de sombrer d'une part dans le laïcisme et d'autre part, permettant de recadrer l'islam. Le christianisme est interdit dans les pays musulmans. Pourquoi ne pas se limiter à tolérer l'islam en France ? Enfin, il faudrait rappeler aux élus territoriaux que le judaïsme, le catholicisme et le protestantisme peuvent être aidées et soutenues localement en tant qu'associations (cultuelles) participant à la vie locale. Le laïcisme ne doit pas avoir droit au chapitre : ce n'est ni une philosophie, ni une religion. »

 

– Pourquoi, en effet, ne plus se référer à la Loi de 1905 et en reformuler le contenu dans la Constitution ? Quant à recadrer l’islam au sens où vous l’entendez,  je pense au contraire qu’il conviendrait de lui conférer enfin une place, conforme à nos conceptions civiques, au sein de la République. Nous n’avons aucune raison de nous conformer aux pratiques d’autres pays.

 

Ces derniers temps, des jeunes femmes plaisantes à regarder m’envoient des messages de ce genre. Là, c’est Claudine, texto :

« Bonjour, si le chant des oiseaux apporte l'harmonie et le chant du coq apporte l'espérance alors que mon message vous apporte la joie je suis vraiment impressionné pas votre profil et votre personnalité j'admire beaucoup votre Bon Sens de l'humour je n'écris pas habituellement dans la section des commentaires mais je pense que tu mérites ce complément. j'ai essayé de vous envoyer une demande d'ami ici mais cela n’a pas put aboutir. Donc je ne pense pas si vous pouvez cliquer sur mon profil et m'envoyer une demande d'ami où écrivez moi Via message facebook. Je crois que nous pouvons être de bons amis. Merci et j'attendrai votre demande et au plaisir de vous lire. »

 

– Aucun doute c’est flatteur. D’autant que j’en compte déjà une dizaine dans le genre. À moins qu’en fait ce soit toujours la même sous différents prénoms. Si je vais voir la page Facebook de la donzelle, je trouve en général la photo d’une blonde éblouissante pourvue de laiteux appâts. Je ne suis pas sûr que le même éclat m’apparaîtrait si je donnais suite… Bref, c’est de la prostitution adaptée aux réseaux sociaux, et il est vrai que c’est moins pénible, je gage, que faire le trottoir. C’est quand même le genre de chose qui m’attriste. 

 

Pierre m’a envoyé cette réponse à la Réaction du 7 concernant les Juifs et intitulée C’est ainsi :

« Je suis bien d'accord avec ton commentaire mais je pense qu'il y a bien du monde sur cette première marche, les Juifs n'étant malheureusement pas seuls à être touchés (ou tués, violés, etc.) en tant que ce qu'ils sont. »

 

– C'est vrai. Le Juif n'est pas plus victime que les autres victimes de la violence inhérente à l'espèce. Seulement chez nous, quand on en arrive au Juif, c'est un signe. Le signe que cette fois, c'est bien nous qui sommes visés, là tout de suite après. C'est du moins mon sentiment.

 

Toujours sur ma Réaction du 30 intitulée Delorme la Récup’, voici ce qu’en dit Claudine :

« J'avais envie d'ajouter ceci à ta réaction : 

J'ai constaté ce que tu dénonces, il y a longtemps déjà, à Lyon, lors d'une rencontre pour une interview pour Réforme avec Jean Costil, à l'époque responsable du poste Cimade de la ville. Il se plaignait de l'entrisme de Delorme dans la région, au point que les responsables locaux, politiques ou culturels croyaient que c'était lui l'équipier Cimade ! Je vois qu'il n'a pas changé et j'étais étonnée que dans l'article du Monde sur l'anniversaire de la Marche (j'ai marché 24 km avec eux !), Costil ne soit pas cité, au point que je l'ai pensé mort... Qu'en-est-il ? […] » 

 

– Cette réponse m’amène a corriger mon texte du 30 sur un point : contrairement à ce que je laissais entendre, Delorme n’était pas équipier de la Cimade lors de la Marche des Beurs, c’était le cas du seul Costil. Par ailleurs, ce dernier est mort, en effet, en 2020.

 

Octobre 2023  

 

Ayant lu ma Réaction du 30 intitulée Delorme la Récup’, Jean-Christophe y répond ainsi :

« Les "lois" implacables de la médiatisation viennent façonner les réécritures de l'histoire, même dans l'esprit de ceux qui en étaient les acteurs. Le drame dans la réécriture de l'histoire que tu évoques, ce n'est pas qu'il y aurait une intentionnelle récupération ou ingratitude consciente, c'est que l'acteur a fini par être persuadé de cette lecture révisionniste du fait du vedettariat médiatique. »

 

– C’est peut-être un point de vue un peu trop iréniste. Bien sûr, notre abbé n’est sans doute pas tout à fait conscient d’avoir à la longue tiré la couverture à lui. Mais il se trouve que tout un aspect du comportement catholique va dans le sens d’un effacement des protestants, considérés au fond comme une sorte de compagnie chrétienne supplétive, marginale. Je me souviens de l’acharnement des autorités catholiques montpelliéraines à tenter à tout prix de ramener la radio locale protestante dans le giron « œcuménique » de la catholique Radio Maguelonne. Les protestants se seraient alors trouvés à leur place : inclus.

 

Réponse de Frédéric à Marc (voir ci-dessous) :

On nous enseigne que la cause de la violence, dans nos sociétés judéo-islamo-chrétiennes, est à chercher dans le monothéisme. Quand vous demandez quelle est la cause de la violence dans les sociétés asiatiques, par exemple, on vous répond qu’elle n’a rien à voir avec la religion ! Cela ne me paraît pas très logique. D’autre part, les grandes idéologies, quasi-religieuses, du XXème siècle, nazisme et stalinisme, n’étaient pas monothéistes non plus ! D’où leur venait alors leur violence ? Il me semble alors qu’il en est du monothéisme comme du reste : la violence humaine l’utilise comme elle le fait de toute chose. »

 

– Je suis d’accord. Mais parler de monothéisme, c’est parler de Dieu. À ce sujet, il me semble que la question est plutôt celle de l’image que l’on se fait de lui. Et compte tenu de ce que vous dites, cela suppose un combat permanent, intellectuel, culturel, spirituel, destiné à démasquer cette exploitation que l’on fait de l’image de Dieu dans la religion. C’est par exemple la raison d’être de ce débat très actuel sur sa ″Toute-Puissance″ qui a cours aujourd’hui. 

 

Réponse de Marc à ma Réaction du 16 intitulée Où est le Christ ? :

« Je me demande parfois ce qu'est le "monothéisme", dans les religions dites telles... Si on juge l'arbre à ses fruits, ils s'y trouvent plein de pépins, sinon pire. »

 

– Ce n’est pas faux ! Ceci dit, il y a aussi du raisin, ou des figues. Difficile de juger quand tout l'intérêt médiatique se porte sur les gros pépins, rarement sur les bons fruits.

Par ailleurs, ce n'est pas une spécificité du monothéisme, les grandes religions asiatiques ne font pas mieux, dans la pratique, bouddhisme compris.

 

Denis n’est pas d’accord avec ma Réaction du 3 intitulée Silence, qui concernait le Synode général de l’Église catholique :

« Je ne vois pas pourquoi nous devrions nous taire. Nous sommes concernés nous aussi par la crise des Églises. Voir les analyses de Danièle Hervieu-Léger et Jean-Louis Schlegel (Vers l'implosion ?), qui parlent justement de crise systémique... »

 

– Que voici donc une réaction typique d’un universitaire ! Il entre en discussion avec ses pairs, dans une démarche livresque, et il me semble que l’essentiel lui échappe. Le vécu des gens. Quand un couple ami est en crise, il vaut mieux n'intervenir que si l'on en est prié... Et même alors, il faut savoir que l'on sera toujours plus ou moins à côté de la plaque, faute d'un profond ressenti commun. 

 

Ma Réaction du 26 septembre intitulée Avise ! concernait la situation en Arménie, dont je disais craindre la disparition. Elle a suscité cette réponse chez François : « Mais c'est déjà fait Jean... malheureusement ! Ce ne sont pas des remèdes à la Aznavour qui protègent ou protégeront l'Arménie. Les Européens se moquent de l'Arménie comme d'une guigne. Quant à la France, elle entonne son hymne guerrier "Paroles, paroles, paroles..."

Nous avons trois bases militaires aux EAU. Pourquoi ne pas installer nos forces en Arménie ? Terre amie et chrétienne. »

 

– Non, ce n'est pas encore fait, hélas. Il reste aux Turcs à se ménager un couloir pour se joindre aux Azéris, par exemple ; ou aux Russes, surchargés, à lâcher Erivan une fois pour toutes ; enfin aux Iraniens à attaquer les Azéris, comme ils menacent de le faire, déclenchant un conflit général dont l'Arménie paierait le prix, etc. Par ailleurs, les Etasuniens ne veulent pas approcher si près de l'Iran, cela risquerait de dégénérer. Alors ce péril, qui menace l'Arménie depuis des siècles, pourrait finir par survenir demain, les astres étant désormais alignés pour cela. Restent, je le maintiens, les Européens...

 

Septembre 2023 

 

Le 26, j’ai posté une Réaction qui visait les médias, Rappel aux médias. Mes copains protestants n’ont pas manqué d’en profiter pour réagir sur un autre sujet, le catholicisme et nous ! Ainsi Pierre-Yves : « Certaines formes de protestantisme sont pourtant de pâles copies du catholicisme. » Ou Richard : « Nous sommes une composante de l'Église "catholique" mais pas romaine. […] Ce sont deux conceptions de la catholicité et, en fait, de la communion, qui s'opposent : l'une univoque et hiérarchique, l'autre plurielle et en générale fédérative. » Ou encore Denis, ou Christophe : « Oui, nous n'associons pas la communauté universelle à une institution humaine. » Ou bien Philippe ou François…

 

– Je les adore, mais je trouve que pour des gens du Livre, ils pourraient faire un effort pour lire ce qui est écrit ! Ceci dit, c’est vrai que le catholicisme est peut-être en train de… Voyez, moi aussi !  

 

Ma Réaction du 20 intitulée Affreusement triste a suscité chez François cette réponse :

« Très belle image ! L'Arménie qui ne sortira jamais de ses malheurs. Israël a pu fondé un nouvel État fort et redouté. Pourquoi l'Arménie est-elle un État faible et tourmenté. »

 

– Tu vois le danger de ta question ? La réponse qui sort aussitôt, c'est parce qu'ils n'ont pas les qualités des Juifs... (réponse d'ailleurs tout aussi antisémite, en un sens, que son contraire). Ma réponse : l'Arménie sortira de son malheur quand on la laissera assez respirer pour tenter d'y parvenir. Ce qui n'a plus existé depuis des siècles, étranglée qu'elle est en permanence par trois gros méchants.

 

Pour Bernard, la lecture de ma réaction du 10 élégamment intitulée Ouin, ouiiin ! inspire ceci :

« Dans le monde des bannis du protestantisme bien pensant je demande le camarade Jean Alexandre ! »

 

– Faut pas exagérer, je suis pas si banni, loin de là ! Ceci dit, je ne parle pas beaucoup de ma personne, sur ce site, sauf dans la notice consacrée à cela, comme c’est l’usage. Non que le moi soit forcément haïssable à mes yeux, mais il est ennuyeux à lire quand il s’agit de celui d’un ou d’une autre !

 

Michel a lu ma Réaction du 29 août intitulée Culturel, et cela lui a rappelé des souvenirs décalés sur la question :

« Quand je déambulais à Marrakech, dans le années 1970, quand j'étais en djellaba et babouches tout le monde me parlait arabe ; quand j'étais en pantalon et chemise, on ne me parlait que français. J'en déduis quoi ? RIEN, sauf que pour beaucoup l'habit fait le moine. Dans les années 1990, à Jérusalem, du simple fait de mon nom, et sans rien connaitre de mes convictions politiques ou religieuses, j'étais poussé à "faire mon alya." En revanche, en Chine, en 1997, personne ne m'a pris pour qui que ce soit, j'étais seulement un non-Chinois. »

 

– Au Maroc, la djellaba te faisait musulman et la chemise, toubab ; en Israël, c’est ton nom qui te faisait juif ; mais en Chine, tu étais juste un autre, par ton visage, aurais-tu parlé le mandarin des dignitaires. Il y a toujours une bonne raison qui t’annonce comme nôtre ou autre… de sorte que l’on puisse au besoin te chasser ou te détruire. Ou même t’accueillir !

 

À la lecture de ma Réaction du 31 août intitulée Appellation, Lydie s’est trouvée un tantinet agacée :

« On dirait que vous avez un problème avec les mères, à moins que ce soit avec les femmes en général ! Que voulez-vous dire au juste ? Il me semble que les mères valent bien les pères, vous ne croyez pas ? »

 

– Euh, oui, tout à fait, pour le moins ! Ce que je pense, c’est que les pères adoptent l’enfant dont leur femme vient d’accoucher, c’est un geste d’amour et de confiance qu’elles n’ont évidemment pas besoin de faire ! À moins d’avoir plusieurs partenaires mâles, elles savent d’où vient cet enfant, non ? Si bien qu’elles sont dans une relation différente de celle des pères. Voyez l’histoire de Joseph, dans l’évangile, il accepte comme son fils l’enfant dont le père est Dieu. Marie, elle, ne peut pas se dire qu’une Mère céleste l’a conçu avec elle. Il se peut qu’un jour les femmes puissent porter un gêne mâle en sus du leur, mais pour le moment, le géniteur reste nécessaire. Si la femme est une mère et que Dieu l’est aussi, alors cela pose en effet un problème à l’homme que je suis : dans l’histoire, je disparais… Or vous pourrez constater que, dans ma réaction, j’en accepte le principe si jamais telle dame y tient. Bref, si vous ne voulez plus de moi, dites-le ! 

 

Août 2023

 

Ma Réaction du 24 intitulée Logique a fait réagir aussi Maxime :

« Et depuis le temps que la France devrait légaliser (ou dépénaliser) le cannabis, par exemple… Ça réglerait déjà beaucoup de problèmes. »

 

– Possible. Il faudrait peut-être faire comme les États-Unis, faire un test dans quelques départements, en autorisant par exemple les buralistes à en vendre sous certaines conditions. Tant qu’on n’aura pas essayé, on ne saura pas ce que ça donne. Mais généraliser ainsi la vente sous contrôle du cannabis n’empêchera pas les salopards de développer en revanche le trafic des autres drogues… plus nocives.

 

Richard prolonge ma Réaction du 9 intitulée Zou ! :

« Après la suspension du service militaire, les forces armées ont été entièrement reconfigurées et professionnalisées en vue d'opérations extérieures. On est passé d'une stratégie centrée sur la dissuasion à une stratégie d'intervention. Trente ans après, le résultat n'est pas vraiment convaincant. »

 

– Effectivement. C’est pourquoi, concernant les pays sahéliens et plus généralement, j'ai eu suffisamment l'occasion de considérer à quel point notre relation actuelle avec l''ex-Afrique française est nocive pour les deux parties. Je pense qu'il faut y mettre fin de façon claire et nette.

 

Toma a répondu ainsi à ma Réaction du 11 intitulée Un mot :

« Einstein disait : Dites moi ce que vous entendez par Dieu et je vous dirai si j’y crois. » Pour ma part, lorsqu’on me demande :  « Avez-vous la foi ? » je réponds invariablement : Dieu seul le sait. Car en effet, il y a des croyants qui croient croire et des non croyants qui ne savent pas qu’ils croient. Comme le disait un moment le frère Charles : « Mon Dieu, si tu existes fais le moi connaître. »

 

– En effet, c’est Dieu qui donne la foi, qui n’est pas particulièrement une croyance mais surtout un lien personnel et ecclésial.

 

Il y a des pluriels qui évitent la question du genre, c’est ce que relève Pascale à propos de ma Réaction du 2 intitulée Métier : « Tout à fait d’accord (juste, si je peux me permettre, tu me pardonneras, ici très paradoxalement le « x » nous sauve la mise) (pardon). »

 

– Très juste, il évitait de préciser de quel genre on parle, mais il présentait à mes yeux de mec pas sérieux l'avantage de jouer avec le nom de Quentin Dupieux. Veuille agréer toutes mes excuses. Je ne vais pas essayer de me défiler en ajoutant qu’avec les pieux, j’embrasse aussi toutes les pieuses. Ce qui ne serait vrai qu’en partie.

 

Juillet 2023

 

Michel commente ainsi ma Réaction du 23 intitulée En guerre : « Lorsque nous étions plus jeune nous rêvions d’un avenir meilleur pour nos enfants. À présent nous redoutons un avenir terrifiant pour nos petits-enfants ; et nos enfants n’ont pas l’air de s’en rendre compte. »

 

– Je suis moins pessimiste sur l’état d’esprit de nos enfants, mais il est vrai qu’ils ont été formés dans l’inexistence de la guerre totale. Pour eux, elle est une réalité exotique, un irréel de l’ordre d’un passé lointain. De moins en moins de gens l’ont connue chez nous. Des très vieux. Et mon expérience à ce sujet est que le ressenti qu’elle créait en nous n’est pas transmissible. Aussi pensent-ils souvent qu’elle ne les concerne que de loin. D’autant que la Russie, l’Ukraine, pour eux, au départ, c’était une réalité lointaine, ça ne s’imprimait pas dans les consciences comme le font par exemple les pays voisins, l’Angleterre ou l’Allemagne. Mais ça change.

 

Richard a des doutes quand à la fiabilité de ma Réaction du 8 intitulée Parole donnée : « Ben oui. Mais il y a quand même des moments où la question se pose. Surtout quand le gamin ou la gamine te teste, pour voir. »

 

Je maintiendrai ! (Richard habite aux Pays-Bas). Ma réponse : m'en fous, tu fais partie de la famille que ça te plaise ou non et quoi que tu fasses. C’est quand même pas les mômes qui vont commander ! De plus, si ta parole ne vaut rien à leurs yeux, je te raconte pas comment ils vont se comporter !

 

Juin 2023

 

Ma Réaction du 6 intitulée Toujours eux a inspiré Joël : « Bien sûr que c’est normal de faire payer ces salauds de pauvres. D’abord il y en a plus que de riches donc ils sont plus rentables, et en plus ils sont sales, méchants, brutaux, malpolis et j’en passe. Beaucoup sont en plus étrangers, immigrés, ce qui n’arrange rien pour leur cas ! Vive la France ! »

 

– Heureusement que je te connais car je ne suis pas sûr que tous les lecteurs comprendront ton humour acide, qu’ils jugeront mal placé, ou même qui te prendront au mot et seront horrifiés, mais c’est un style, genre imitation d’un certain discours hélas existant.  

 

Marielle a commenté ma Réaction du 18 juin concernant Missak Manouchian, intitulée Affiche rouge, et lui a ajouté ceci : « Avec sa femme - elle a reçu la plus belle lettre d’amour que je connaisse. Ensemble dans la même cérémonie et le même tombeau. »

 

– C’est en effet une belle chose d’associer Mélinée Manouchian au salut rendu enfin à son mari et camarade. Au vrai sens de cette parole biblique, ils ne formaient qu’une seule chair, une seule existence déchirée par les barbares.

 

À ma vive surprise, ma Réaction du 12 intitulée Regret ? n’a pas été comprise par plusieurs lecteurs alors que je la croyais évidente. On m’a demandé des éclaircissements, ce que j’ai peu aimé faire. À la place, je me serais volontiers satisfait de donner cet exemple, parmi d’autres possibles :

 

– Dans une rue d'un quartier populaire de Paris, imité par une petite équipe, je glissais sous les essuie-glace des voitures en stationnement, le long d'une rue, une invitation à une soirée à l'église luthérienne locale. Le titre en était "Et si on parlait d'amour !" Un Monsieur entre deux âges, me voyant faire, intrigué, regarde le titre de loin, me suit et attrape la feuille que je viens de déposer sur une voiture, mais à peine en a-t-il reconnu l'origine qu'il sursaute, comme effrayé, jette la feuille et part presque en courant. Surpris, j'éclate de rire.

 

Pour Yves, ma Réaction du 5 intitulée Langue est contre-productive : « C'est cela ! Comme cela l'arabe deviendra la seule langue maîtrisée. C'est déjà difficile pour les enfants vivant dans un foyer où l'arabe est utilisé d'apprendre le français et surtout de ne pas avoir de difficultés à écrire de gauche à droite... »

 

– Je pense que l'apprentissage de l'arabe international, par exemple à partir de treize ans, le français devenu langue courante, ne peut qu'aider à se situer ceux qui le parlent à la maison sous des formes locales. Je rappelle qu'à cet âge, les enfants juifs sont censés maîtriser la lecture de l'hébreu, tout aussi différent du français que l'est l'arabe.

 

Jean n’apprécie pas ma réaction du 14 mai intitulée Provoc : « C’est bien vite faire son deuil des trois générations suivantes qui restèrent fidèles à leur foi en dépit des multiples épreuves. Beaucoup de ruraux, de petites gens et même quelques-uns parmi les élites alors que tant d’autres allaient à la soupe. Mais qui s’intéresse encore à eux ? »

 

– Ce sont justement ceux dont je dis qu’ils étaient de culture genevoise. Du solide, permettant de « résister », mais impropre à la survie dans l’environnement indifférent d’aujourd’hui. Sommes-nous tellement plaisants, faisons-nous tellement envie, pour nos compatriotes ?

D’autre part, faire le deuil des uns ne signifie pas ne pas faire le deuil des autres, bien au contraire, car en l'occurrence, 1610, année de l'assassinat de Henri IV, signe la venue de nouvelles guerres civiles, de persécutions redoublées, du développement d'un pouvoir central de plus en plus absolutiste dont l'exagération explique en partie la fureur révolutionnaire ultérieure. Pendant ce temps, donc, le huguenot souffre et résiste, privé de la joie, de la liberté et de la légèreté de ceux dont je parle et dont je déplore l'effacement.

 

Mai 2023

 

Ma Réaction en série du 26 intitulée Bête et méchant a provoqué de nombreuses réponses, dont celle de Bernard : « C’est ce qui s’appelle la gestion raisonnée de la grande pauvreté. Il faut la disperser pour la rendre invisible. Un chouïa par ci, un chouïa par là. Les bobos qui vont déferler dans la capitale n’auront pas à se pincer le nez ou à fermer les yeux. La place sera nette. Reste à savoir si les déplacés ne seront pas tentés de regrimper très vite vers la capitale où ils trouvent mieux à se nourrir dans certaines poubelles qu’en province ? La technique utilisée est ancienne mais elle n’a jamais donné les résultats escomptés. Et pour cause. Elle est totalement indigne et scandaleuse. Un sparadrap sur une jambe de bois. Avec les milliards engloutis dans la méga teuf il y aurait de quoi résorber l’essentiel des situations de détresse. Mais cela ne présente aucun intérêt pour les bénéficiaires des Jeux. Qui ne pensent qu’aux retombées pour eux. Les sales types dont tu parles, Jean. »

 

– Les Jeux olympiques semblent habitués à tourmenter les pauvres, ainsi que le rappelle Marielle : c’est « ce qu’a fait Pékin en saccageant la vieille ville pour créer un « Pékin Potemkine » pour ses JO. » Plus grave encore, les Jeux de Séoul ont permis aux Coréens de raser les quartiers défavorisés qui empêchaient les promoteurs de construire ultérieurement des cités de style cage à poules.  

 

Ma Réaction du 18 intitulée Un ton en dessous ! a suscité de nombreuses mais rapides réponses positives dont celle-ci, de Christiane : « Bravo Jean ! Tu as exactement les mots qu'il faudrait réussir à faire circuler... Vaste programme ! »

 

– Excellente vision de la réalité : c’est juste mais ça ne passe pas, ça ne circule pas, ce n’est pas à l’ordre du jour… Les gens préfèrent s’engueuler, peut-être. Mais peut-être aussi manquons-nous d’instances régulatrices universellement reconnues, comme l’ont été longtemps l’École et les Églises ? Car en quoi ou en qui croire aujourd’hui quand on est un Français lambda ? La science est incompréhensible, la philosophie est l’affaire des m’as-tu-vu, la religion est déconsidérée, l’école n’est plus un magistère, la politique n’ouvre pas un avenir, la finance échappe aux simples gens, le travail les ennuie… Il faut être bien courageux pour subir un tel vide sans déraper ! 

 

Virginie a des doutes concernant ma Réaction du 17 intitulée Prédiction ? : « En Chine, ils sont bouddhistes, et si ce n'est pas suffisant, le taoïsme rythme la vie et le confucianisme la codifie. A priori, ça ne laisse pas beaucoup de place pour ce type de christianisme. Et si besoin le PCC veillera au grain. »

 

– Le fait est pourtant que le nombre des évangelicaux ne cesse d'augmenter en Chine malgré la surveillance dont ils font l'objet, d’ailleurs comme toutes les confessions chrétiennes. Bien sûr, les évangélicaux, étant notoirement d’origine étatsunienne, sont sans doute plus surveillés que d’autres, mais les actives missions coréennes, entre autres, montrent que les religions asiatiques peuvent faire place au message évangélique. Un jeune Coréen, récemment converti, me disait qu’il avait préféré cette voie parce qu’il s’agissait pour lui de la religion de la liberté et de l’efficacité ! Un point de vue très asiatique.

 

Ma Réaction du 8 mai intitulée Tristesse a rappelé des choses à ma vieille amie Raymonde : « Bien sûr, la guerre n’est jamais finie car elle revient toujours. J’en sais quelque chose car j’y participais déjà quand j’avais dix ans à passer des messages ! Mon père m’envoyait dire une phrase dans le village à côté comme « Mon tracteur est en panne » et moi je savais bien que ce n’était pas vrai, mais sans comprendre la raison. J’ai compris à la Libération. »

 

– J’ai reçu un autre message de ce genre, de Jean. J’aurais pu ajouter le mien, mon histoire de sac de sable destiné à une barricade, à Paris cette fois, en 44. Et un autre de Gilbert, un ancien d’Algérie rescapé d’une embuscade. Ce qui prouve que les vieux me lisent ! Et que la guerre, cette saloperie, compte aussi sur les enfants !

 

Ma Réaction du 26 avril intitulée Culte a suscité cette réflexion chez Richard : « C'est le corolaire du 10ème commandement : "Tu ne susciteras pas la convoitise de ton prochain." Pour Max Weber, c'est une version alternative de l'accumulation primitive du capital. Et comme ça n'est pas bien non plus de thésauriser, tu es bien obligé d'investir dans de nouveaux outils de travail. Et comme tu ne peux pas les utiliser tout seul, faut bien que tu embauches quelqu'un d'autre pour les faire fonctionner. »

 

– Sauf qu’à l’époque, le travail concernait plus une famille élargie, au sens antique, qu’un seul bonhomme. Les enfants, les femmes, les jeunes frères et leur famille, etc., et au besoin quelques serviteurs obligés, débiteurs insolvables ou prisonniers. Jamais cet individu encloisonné en lui-même que nous sommes.

 

Bruno a répondu ainsi à ma Réaction du 22 avril intitulée Les écouter aussi : « La question c'est aussi de savoir pourquoi il y a une privatisation d'un bien commun subventionné à 70% par l'ensemble des contribuables ? Ce qui donne peut-être à chacun le droit de dire ce qu'il en pense. Quels sont les arguments des propriétaires des bassines (subventionnées aux deux tiers) ? Cela m'intéresse. »

 

– Je ne sais pas, je n'ai pas posé cette question. Toutefois, j'imagine qu'ils diraient qu'il est vrai que les bassines sont subventionnées, mais pas l'eau. Celle-ci est de l'eau de pluie, on ne te fait pas payer l'eau de pluie quand tu la récupères, de même qu'on ne fait pas payer les industriels qui pompent l'eau des rivières, du moins je crois. Mais sur l'ensemble de la question, je n'ai pas de certitude, sauf une : les grosses têtes qui prônent la violence pour faire avancer l'écologie sont des cons.

 

Avril 2023

 

Bernard a lu ma Réaction du 19 intitulée Logique, qui lui a inspiré ceci : « Toujours les mêmes salauds de pauvres qui emmerdent le monde, coûtent trop cher aux honnêtes gens et sont sources d’insécurité ! Il faut les bouter hors de France ou les anéantir à coups de matraques ! Sus à la vermine ! Coupons l’herbe sous les pieds de Marine. Faisons au moins aussi bien sinon mieux qu’elle !! Et nous garderons le pouvoir. Ce qui est l’objectif essentiel de notre politique prétendument bonne pour le pays. Tout le monde n’y verra que du feu ! Haro sur les étrangers et sur tous ceux qui nous défrisent ! »

 

– Oui, et en plus, ces salauds-là vont se tirer au moment où on a besoin d’eux vu le manque de main-d’œuvre ! 

 

De Marielle, suite à ma Réaction du 14 intitulée Réconciliation : « Une ″démarche de réconciliation″ suppose un vocabulaire approprié et ça ne va pas être facile… Déjà saint Paul a essayé. 2 Corinthiens, chapitre 5. Et ce ne fut pas très efficace… »

 

– Non seulement, mais on est loin de seulement y penser, chez nous. On pense à garder sa chasse gardée africaine menacée par des vilains.

Quant à l’efficacité des vues de l’Apôtre Paul sur la question, il en est d’elles comme de bien d’autres, émises par lui. Même chrétiens, les gens sont peu sensibles aux poussées de l’Esprit !

 

Ma Réaction du 4 intitulée Éthique a suscité cette réponse chez Dominique : « Bah, ce sont les apparatchiks religieux qui s’expriment et non pas le résultat de référendum interne à chaque confession chrétienne, à chaque religion... Au vu des sondages sur le sujet, bien des "croyants" ont un avis très personnel. Idem sur le droit à l’avortement. »

 

– Je m'exprimais en mon nom, parlant de ceux des protestants qui sont partisans d’une éthique de la responsabilité, personnelle et collective, celle que revendiquent la plupart de nos exégètes et théologiens. Il va de soi que d'autres ont une opinion différente tout à fait respectable à mes yeux. Grâce à Dieu, le protestantisme est divers. C'est pourquoi je ne parle pas de façon systématique, ne disant pas que les protestants sont de tel ou tel avis sur la question, mais qu'ils sont moins négatifs, c'est mon sentiment, que d'autres confessions religieuses.

 

Cédric complète à sa manière ma Réaction du 28 mars intitulée Trahison : « L'histoire se répète car c'est la même chose à partir de la fin du XVIIIème siècle, lorsque la monarchie se convertit aux théories des physiocrates et cesse de réguler le marché des grains. »

 

– Le parallèle avec ce que nous vivons est intéressant, et si l’histoire se répète… la convulsion sociale violente, la Révolution, est à notre porte. Gare aux pouvoirs établis ! Au XVIIIème siècle, c’est finalement la bourgeoisie, fer de lance du Tiers État, qui en a bénéficié : quel milieu social en profiterait aujourd’hui ? On ne saurait l’imaginer, je trouve.

 

Mars 2023

 

Ma Réaction du 18 intitulée Amen !, qui demandait une décléricalisation des Écritures bibliques a suscité ceci chez Marielle : « Pour y arriver c’est facile : une traduction sans les sous-titres liturgiques des péricopes. Soit l’audace des retitrages comme la Bible du Semeur, soit le texte nu avec seulement numéros chapitre versets, comme certaines versions Segond. On lit ou relit le texte sans les réflexes préjugés « ah oui c’est Le Mauvais Riche et le Pauvre Lazare » ou « Parabole de l’enfant prodigue ».Vu un retitrage de cette parabole : « Le conte du père et de ses deux fils ». Mon cher Kuen encourage son lecteur à retitrer le passage à méditer, et cet exercice est en soi-même une méditation… »

 

– Pas si simple. Il faut savoir que la traduction porte aussi le point de vue du traducteur. Exemple : il n'est pas écrit "Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre", mais "En un commencement, etc." Changement de perspective : il n'existe pas là de commencement absolu, mais Dieu crée aussi un commencement, le temps apparaît. Autre exemple, différent : en grec, hupokritai signifiait imposteurs, pas hypocrites, on passe du social au moral, point de vue quasi constant des religieux. La liste des exemples est assez fournie pour que l'on se dise qu'a existé très tôt un mouvement tendant à comprendre les Écritures en ce sens : individualisant et moralisant.

 

Olivier fait écho ainsi à ma Réaction du 12 intitulée Instantané : « Globalement je ne regarde plus Présence protestante avec ses airs de fausse modernité, cette façon de vouloir faire populaire, d’aguicher le chaland... quelque chose de démagogique au détriment d’un contenu construit... d’un message au monde d’aujourd’hui, autre qu’une bouillie lénifiante... J’adhère au point de vue de Jean. Je m’étais déjà exprimé en ce sens il y a quelques années. Il en ressort une sorte de mièvrerie qui n’apporte pas grand chose ni en terme de compréhension, ni en terme de posture. Dans ce sens, et pour être plus juste, il y a quelques trop rares fois des reportages qui marquent un engagement, une articulation conviction/action... »

 

– La raison de cette faiblesse ? J'imagine un manque d'intérêt pour une exploitation de notre immense trésor culturel, spirituel et théologique allant d'Abraham à nos jours, au profit d'un objectif promotionnel supposé missionnaire valant dans l'immédiat. Contrairement à ce que font les juifs, dont les émissions sont souvent intéressantes. Ils sont sûrs d'eux-mêmes, pas nous.

 

Paul a du mal à accepter les termes de ma Réaction du 5 intitulée Au fond : « Sans être ni pour ni contre la réforme des retraites, souvenons nous que l'abolition de la peine de mort en France était minoritaire en 1981. Donc l'opinion et encore plus le Peuple ne sont pas des entités probantes, ni existantes à mes yeux. »

 

– Je suis d'accord, en fait, pour moi la notion de Peuple souverain est de l'ordre du principe, rarement du vécu, mais elle reste valide à moins d'abolir la République. On a les totems qu'on a. Mitterrand a fait un coup de force, tout comme il arrive au peuple d'en faire un de son côté, mais souviens-toi tout de même que l'enjeu, décider à froid de la vie ou de la mort d'un humain, avait une autre portée.

 

Ma Réaction du 28 février intitulée Dansez, maintenant a suscité cette réponse de Marielle : « Je suppose que c’est une prédication contre la danse et le bal et les chansons rocks. Déjà sermons de ce genre en province française au XIXème siècle. La haine contre ces arts par les évangéliques américains est presque aussi violente que les institutions musulmanes. »

 

– Ce n’était pas cela. Le ton était plutôt à la mise en garde paternelle teintée d’humour. N’oubliez pas qu’il s’agissait d’une Église évangélique africaine, dans laquelle il convenait justement de chanter et danser pour le Seigneur. C’était plutôt, à mes yeux, une réaction justifiée selon laquelle même la piété la plus authentique peut devenir source d’autojustification. De propre justice, comme on disait autrefois chez les huguenots. J’ai trouvé géniale cette façon lapidaire de dire une grande et complexe vérité. 

 

Février 2023

 

Mathieu répond ceci à ma Réaction du 22 intitulée Origines : « Je suis tout à fait d'accord avec le propos, mais cela me fait penser à une chose annexe : lorsque je décris ma famille, je dis "d'origine protestante" (sans préciser "française"), compte tenu de l'importance culturelle que cela a pour nous, bien que nous n'ayons pas été élevés dans la religion. »

 

– Oui, la religion comporte toujours une culture spécifique, faite plus de façons de voir ou de comportements que de notions ou de représentations. Cela peut se maintenir peu ou prou pendant plus d’une génération après l’abandon de la pratique religieuse. De plus, cette marque peut se présenter de façon négative, par un rejet actif de cet héritage. On observe aussi que le point de vue global sur la religion d’origine reste souvent marqué par une vision dépassée de celle-ci, tant les confessions évoluent bien plus qu’on ne le croit, surtout de nos jours.

 

À propos de ma Réaction du 12 intitulée Voltairien, Daniel m’envoie ceci : « N'êtes vous pas fatigués de tous ces efforts pour défendre des théodicées qui bafouillent depuis des siècles ? Si vous avez des solutions pour justifier le Mal quel que soit ses formes, je suis preneur. »

 

– En ce qui me concerne, je ne suis pas dans cette recherche, j’ai d’ailleurs remarqué que les Écritures vont souvent dans un autre sens. Qui est responsable du malheur ? À cette question, Jésus ne répondait pas. Il proposait qu'on en conçoive la nécessité d'un changement de comportement (Luc 13). Un de mes poèmes récents (Job, in Lette à l’angelesse, éd. Jas sauvages) se terminait ainsi : en un souffle ténu Dieu leur répondrait / il n’y a pas de pourquoi.

 

Ma citation de la chanson La Butte rouge (Réaction du 10) a bouleversé René : « Merci pour le couplet de La Butte rouge. C’est vrai qu’elle est très actuelle en Ukraine aujourd’hui, avec ce tyran de Poutine qui va sûrement crever tranquillement dans son lit. Mais cette chanson me rappelle beaucoup ma mère. Son père est mort devant Verdun, elle en parlait souvent, elle pleurait en écoutant ces chansons-là. J’ai été bercé par ces souvenirs de la guerre de 14, et même aujourd’hui ça me bouleverse. Tu as bien fait de rappeler ça. »

 

– Merci à toi, mon René, je vois que nous sommes sur la même ligne. Moi, c’est mon grand-père, Auguste Alexandre, qui est mort coupé en deux par un éclat d’obus. Mon père avait trois ans, pupille de la Nation comme ils disaient. Cela ne l’a jamais quitté. 

 

François fait de l’humour à propos de ma photo du 4, la page de couverture de mon dernier livre, Lette à l’angelesse : « C'est pénible ces protestants surtout luthériens qui font leur pub. On se croirait chez Drucker. Jamais on verrait ça avec un Reformé. Non jamais ! »

 

– Nous autres luthériens, ça nous vient d'une histoire où il était question d'un affichage sur la porte d'une église…

 

Janvier 2023

 

Toma n’aime pas quand je critique les catholiques, comme dans ma Réaction du 25 intitulée Chiffres : « Toujours la bonne vieille provocation facile protestante sur les saints catholiques. 40000, je trouve qu’il n’y en pas assez car chacun est appelé à devenir saint. Il devrait y en avoir autant que de population.

Définition pour moi d’un saint : c’est une personne qui par son vécu nous montre où il ne faut pas forcément aller car c’est une voie particulière et difficile, mais nous dit que c’est à nous aussi de faire de même : « Soyez dans votre propre vocation, dans votre propre plénitude. Vous êtes merveilleux et unique au monde. »

Psaume : Je te rends grâce Seigneur pour la merveille que je suis.

Mantra à se répéter tous les jours.

Quant à la sainteté du Christ : il est parfait et plein du Saint-Esprit : Soyez parfaits comme notre Père céleste est parfait. Si lui le dit…

Paix force et joie, et n’ai pas peur on te lit et t’apprécie. »

 

– Mon cher Toma, tout d’abord, merci pour ton mantra, je m’en souviendrai. Ceci dit, si tu relis bien ce que j’ai écrit, tu verras que c’est au journaliste que je m’en prends, pas aux catholiques. Toutefois, il est vrai que ces derniers sont aussi touchés par ricochet. À ce sujet, voici une expérience que j’ai faite :

Une amie catholique, devenue veuve, avait décidé de faire des vœux de consécration et elle m’avait invité à cette cérémonie. L’évêque, qui me connaissait, était évidemment présent. Dans l’église, je m’étais placé au second rang, au bord de l’allée centrale, ce qui fait que j’étais en vue directe de l’évêque, installé dans le chœur. Arrive un moment où il faut se lever et où commence la litanie des saints : un saint est nommé, et l’assistance répond « Saint Untel, priez pour nous ! », et ça dure comme ça pendant longtemps longtemps… car il y a beaucoup de saints. L’évêque me regardait, stupéfait de me voir dans cette situation (comme moi), l’air de se demander ce que je pouvais bien penser de cela et semblant comprendre que j’étais tombé dans un piège (sans méchanceté du tout, bien sûr).

Voici ce que je pensais : « J’aimerais bien m’asseoir car j’ai mal au dos, mais cela blesserait mon amie, elle penserait que je désapprouve. D’ailleurs, je désapprouve, cette histoire n’a aucun sens, si vous voulez prier Dieu, vous n’avez qu’à le faire directement, il est à l’écoute, pourquoi passer par des sous-fifres ? » Puis on s’est rassis. 

Dans les Écritures, en particulier dans les Épîtres, on nomme saints les membres de l’Église, non quelques héros de la foi ou modèles de comportement. C’’est Dieu qui les sanctifie. À cette aune, je suis saint moi aussi, comme les autres. Toutefois, Jésus disait : « Pourquoi m’appelez-vous saint, un seul est saint ! »… même pas lui, alors ?

À la sortie, je dis gentiment au frère de mon amie que cette litanie m’avait été pénible. Il me répond : « Oui, ma sœur aurait pu la raccourcir un peu. » Les catholiques ne se rendent pas compte, le plus souvent, de ce que certaines de leurs pratiques nous choquent, nous les protestants. La réciproque est sans doute vraie.

Mais nos pratiques font moins mal au dos.

 

« En toute franchise, m’écrit la camarade Micheline à propos de ma Réaction d’hier 22 intitulée Bigamie, je ne vois pas l’intérêt de s’allier à la Pologne qui est plutôt du genre catho-facho, non ? » 

 

– Facho un jour, libéral un autre. La Pologne est une démocratie, avec élections, le jour où elle virera de bord, la France, elle, sera peut-être devenue facho, non ? Surveille la mère Le Pen…

 

Claude n’a pas attendu pour protester contre Tuerie, ma Réaction du 14 : « Il n’y a pas plus cynique que cette évocation de la mort absurde et inutile de milliers d’hommes destinés à la fosse par la folie d’un dictateur ! Or on dirait que tu t’en amuses… » 

 

– Si tu le comprends comme ça, collègue, c’est que tu n’as pas perçu le désespoir sous-jacent à cette tentative d’humour noir. Ou bien c’est que j’ai raté ma tentative. J’ai une faiblesse pour les Russes de base, les Popofs, justement, et ce massacre me bouleverse.

 

La Réaction du 6 intitulée Tchort znaïet a déplu à Thomas, qui m’a écrit une longue lettre acerbe dont j’extrais ce début qui résume parfaitement le tout : « Je garde ma pitié pour les Ukrainiens ! Les Russes n’ont qu’à se rebeller au lieu d’obéir à leur tyran… »

 

– Bien entendu, mais ils sont tenus dans l’ignorance de ce qui se passe réellement. De plus, c’est sans doute plus facile à dire qu’à faire pour des Popofs de base, formés à l’obéissance.

Voici ce que j’ai posté sur mon compte Facebook :

Ya platchou s rousskimi matieryami. Je pleure avec les mères russes. Et je pleure avec les enfants ukrainiens. A ya platchou s oukrainskimi dietmi.

 

  

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